Hier en revenant du Panjshir, Nazim et moi décidons de raccompagner une prof dans son village. Elle monte cachée sous son Tchadri bleue. Je la reconnais à son bas de pantalon… La même prof qui se baladait fièrement dans l’école 1/2h avant, qui se levait devant tout le monde pour exprimer les problèmes qu’elle rencontre, là voilà...hors de l’école.

 

Je n’arrive pas à lui parler, je suis mal à l’aise. Pourtant je sais que ce n’est pas une femme soumise. Je la connais. Le tchadri ne cache pas seulement un visage, un corps. J’ai l’impression qu’il cache toutes les qualités, toutes les compétences de cette femme. J’ai choisi de vivre ici, malgré ça, de découvrir les afghans et les afghanes au-delà de leurs apparences, au-delà du tachdri. C’est tellement dur…

 

Nous la déposons à Koestan, je lui dis au revoir avec un grand sourire, elle aussi, je crois. Peut-on parler à quelqu’un qu’on ne peut regarder dans les yeux ?

 

On continue notre chemin pour Kaboul par une autre route. Les paysages sont différents, les montagnes différentes. Le moteur chauffe. Ça fait parti du jeu afghan. Du coup on s’arrête près d’un ruisseau pour refroidir le moteur de notre vieux 4*4. Trop heureuse de pouvoir sortir de la voiture et prendre des photos, je commence à discuter avec les afghans entassés dans une petite maison au milieu de nulle part. Ils veulent être pris en photo, me serrer la main. Khoda Hafez. Nous repartons.

 

Nazim m’interpelle, le visage grave. « Melanie Jon, Talebs bud » Je ne comprends pas tout de suite le mot talebs et lui demande de répéter. Il me dit « war, Moudjahhidin, talebs ». Ok j’ai compris. Je comprends aussi que j’ai fait capoté sa blague à ne pas comprendre du premier coup. Lui ne sourit pas mais ses yeux si. Je le regarde alors, très grave moi-aussi. « Nazim, si ça avait été des Talebs, je serais déjà morte ou recouverte d’un tchadri » Il éclate de rire.

  

C’est ça l’Afghanistan, on rigole de choses qui vous fendait le cœur la minute d’avant.


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J’aurais dû appeler ce blog, l’Afghanistan autrement…

 

Une Afghanistan loin des Talibans, des attaques suicides, des Tchadris, de la guerre… L’Afghanistan de tous les jours, la vie des Afghans. Ceux qui sont assis au milieu des ronds points attendant une voiture, un taxi ou un camion dans lequel ils vont s’entasser pour aller travailler. Les enfants qui partent à l’école le matin leur livre sous le bras. La vie des afghans qui agissent et ceux qui n’agissent pas.

 

 Hier, j’ai eu une longue discussion avec Freshta. Elle aussi est afghane, c’est notre traductrice. Elle a passé 8 ans en France et de retour dans son pays depuis quelques mois. Elle a deux enfants, un garçon de 9 ans et une petite fille de 4 ans. Tous deux parlent très bien français mais ne le pratiquent pas. Sauf avec moi, j’ai demandé à l’aîné, s’il préférait la France ou l’Afghanistan. Il me répond gêné : « la France mais quand je suis avec des afghans, je dis l’Afghanistan pour ne pas les blesser » Il est adorable.

 

 Sa mère a donc été engagée peu avant les émeutes de Kaboul, le fameux « lundi noir ». Elle était alors d’accord pour suivre l’équipe d’Afghanistan libre pour des visites en province. Après les émeutes, elle s’est ravisée. A cause de la sécurité, me répond t elle quand je lui demande pourquoi. Nazim, qui est panjshiri lui dit qu’il n’y aucun danger, que la route est sûre. Toutes les semaines on va dans le Panjshir et on revient.

 Je lui explique alors les projets, une journée type d’AL dans le Panjshir. Aujourd’hui ça allait de l’installation d’un terrain de basket et de volley, à la distribution des salaires, suivi de la formation des profs, un petit coucou aux bébés de la crèche et visite au recteur de l’éducation. Je lui explique que l’on rencontre des gens formidables, qui bravent les interdits sociaux pour avancer, pour améliorer leurs conditions de vie. Je lui raconte l’histoire d’une dame travaillant à l’orphelinat de Qalatcha qui s’occupe des garçons, préparent les repas, met la table, la débarrasse, lave le linge, nettoie les chambres. La dernière fois elle nous a dit combien elle était heureuse de nous voir, que ça la changeait d’un quotidien monotone. Tout ça avec le sourire. J’ai décrété que j’allais la faire participer aux cours d’alphabétisation, qu’elle rencontre d’autres femmes, qu’elle apprenne à lire et à écrire, qu’elle prenne un peu de temps pour elle. Mais pour cela je devais lui en parler, savoir si elle aimerait faire ça et si oui changer quelque peu les habitudes de Qalatcha et que pour cela une traductrice me serait utile, qu’elle pourrait être très utile.

 

« Oui mais la sécurité… » Freshta est gentille mais pas très vive … Un peu remontée mais pas trop, je lui demande si elle aime son pays, si elle n’a pas envie de découvrir d’autres régions, de rencontrer d’autres personnes, de les aider, d’aider son pays. Un « Si bien sûr… » pas très convainquant me sert de réponse suivi d’un « mais c’est dangereux, il y a eu des morts dans le Panjshir » Elle est gentille la petite. « C’était la guerre Freshta, des morts il y en a eu partout ! » Nazim qui après avoir mille fois tenté de la raisonner me soutient dans mon initiative est mort de rire. Je joue la corde sensible, le tout pour le tout, ma dernière carte. « C’est l’image de ton pays que tu as envie de donner à tes enfants ? Un pays dangereux où l’on ne peut aller nul part, un pays où il règne partout un climat de méfiance. Je suis en Afghanistan et je n’ai pas peur et je ne veux pas avoir peur ». Je ne sais pas si j’ai changé quoi que ce soit mais Freshta va en parler à sa famille. Ce n’est pas sa famille qui lui interdit, elle se l’interdit toute seule.

 

 Freshta n’est pas venue dans le Panjshir avec nous aujourd’hui. La cuisinière de Qalatcha a dit qu’elle serait très heureuse de suivre les cours d’alphabétisation, le directeur va faire participer les garçons aux tâches quotidiennes. C’est pas grand-chose mais elle a loupé ça. Nazim sait qu’elle ne viendra, C. a dit « soit elle vient, soit on la vire ». Moi j’espère… Mais jusqu’à quand…

 

 

 


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« That’s all I can do » tente de conclure l’hôtesse perdue et complètement démunie du transfer desk. « You’re missing my all trip and all you can say is “that’s all I can do” I don’t think so!”

 

Mon aventure libano-afghane commence sur les chapeaux de roue (j’avoue que c’est la première fois que j’écris cette expression, ça s’écrit comme ça ???). Il est 18h, aéroport Charles de Gaulle, le départ pour Dubai via Milan est imminent !!! Ou pas…

 

 

Une foule amassée devant un TV fait office de zone d’embarquement. Super ! Je vais pouvoir voir un bout de la 2ème mi-temps Angleterre-Portugal (I wish it would have been the french game…)

19h, le vol est retardé. Je vais pouvoir voir la fin de la 2ème mi-temps. Vol retardé. Changement d’avion. Début des prolongations. Vol retardé. Cabine pas prête. Penalties. Nous finirons par décoller à 20h30. Le Portugal est en demi-finale ! Décoller est un bien grand mot. On a d’abord roulé, avec un avion c’est original, sûrement dans l’espoir de trouver un champ libre pour décoller. 21h15 sur  la montre de mon voisin. La France a commencé son match. Nous décollons. Inch Allah nous serons à Milan dans 1h30. Personne ne sait rien sur les correspondances mais on nous attendra à l’arrivée pour nous guider. On attend toujours…

Trois personnes sont au transfer desk, deux fuient lâchement à la vue de la foule en furie que nous formons. Puisque nous faisons ça depuis le début nous attendons. Un téléphone sonne. 1-0 pour la France ! Quitte à attendre ne pouvons nous pas transformer une des télés annonçant les départs qui ne nous concernent plus en match !!! C’est mon tour. On m’annonce que l’on prendra en charge un hôtel pour la nuit. Le prochain vol pour Dubai le lendemain matin. Arrivée à Dubai (en passant sûrement par Moscou et Caracas) à minuit ! Là ça va pas être possible. Je sors donc mon billet Dubai-Beirut prévu à 17h30, billet non échangeable et non remboursable. Aujourd’hui je change mon billet pour Dubai et je verrai Beirut le lendemain, m’annonce-t-elle, la bouche en cœur. Je crois que non. Je lui « annonce » donc à mon tour que je ne bougerai pas de ce comptoir tant que je n’aurai pas toutes mes connexions assurées et si possible éviter d’arriver en 2007 à Beirut. (On comprend aujourd’hui l’importance de cette phrase, non ?) Elle m’annonce (car elle n’arrête pas d’annoncer) qu’elle ne peut aujourd’hui changer que mon billet Air France contre Swiss Air pour Dubai. « That’s all I can do » Je reste calme. Et lui « annonce » que je souhaite un billet Milan-Beirut, Milan-Barhein ou Milan n’importe où mais je n’irai pas à Dubai. Elle ne peut pas faire ça car ce n’est pas la même compagnie. Et Swiss air c pas une autre compagnie ??? Je désespère. Les 30 personnes derrière moi aussi. Et elle me remplit un billet Milan-Beirut. J’arrive un jour avant un Beirut. C’est la fête ! Autre mission : où en est l’équipe de France ? Entre français on devient solidaires comme jamais, on a gagné ! Nous arrivons à l’hôtel après moultes péripéties, des enfants qui hurlent, leurs mères qui craquent. Arrivée à l’hôtel 1 :00, dans les chambres 2 :00 et aucune consigne de retour, nous sommes perdus dans la lointaine banlieue milanaise à 45mn de l’aéroport ! Vive Air France !!! La suite du trajet sera plus agréable, Beirut plus tôt que prévu et la France est en demie finale !

 


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... Nous vivons dans un monde parfait...

Je suis l'actualité de près et pour cause... Une actualité plutôt déprimante commentée par des media pas toujours informés et surtout beaucoup plus enclin à parler du seul "occidental" blessé que de chercher à comprendre ce qui ce passe vraiment, analyser, critiquer... C'est pas le rôle des media ça?

Enfin moi j'dis ça...

Aujourd'hui, parution d'un vrai article...

Point de vue

Liban : réflexions autour d'une paix possible, par Georges Corm

LE MONDE | 24.07.06 | 13h23  •  Mis à jour le 24.07.06 | 13h23
 
Les décideurs internationaux ont la mémoire courte. Face à l'immensité de l'agression israélienne sur le Liban, ils pensent pouvoir l'exploiter pour mettre en oeuvre par la force la fameuse résolution 1559 qui a rendu le Liban à son statut d'Etat-tampon où se règlent en toute impunité les tensions et conflits régionaux.

 

 
En proposant la constitution d'une force multinationale à déployer au sud du Liban, la "communauté internationale" risque fort de rééditer les mêmes erreurs que celles qui ont présidé à la constitution de la Force multinationale d'interposition (FM), créée à l'initiative de François Mitterrand lors de l'invasion israélienne de l'été 1982. Cette force avait pour mission d'assurer l'évacuation des combattants palestiniens hors du Liban, qualifiés alors de "terroristes", et de protéger la population civile libanaise et palestinienne martyrisée par l'invasion brutale de la moitié du Liban, et le siège militaire de la partie de Beyrouth abritant le quartier général de l'OLP et les bureaux de Yasser Arafat.

Comme aujourd'hui, où la totalité du Liban est prise en otage par l'armée israélienne, la moitié du pays le fut alors, au cours de l'été 1982, par cette même armée ; elle fut aussi, comme en cet été 2006, bombardée nuit et jour durant deux mois et demi par terre, par mer et par air, sans distinction entre objectifs militaires et civils ; l'eau et l'approvisionnement furent coupés aux habitants de Beyrouth encerclée. Yasser Arafat était l'objet de poursuites aériennes, tout comme l'est aujourd'hui le chef du Hezbollah.

On peut se rappeler aussi qu'en juillet 1982 les dirigeants du G7 étaient alors somptueusement réunis au château de Versailles et trop occupés par leurs agapes pour daigner même regarder mourir des milliers de Libanais et de Palestiniens ensevelis sous les décombres de leurs habitations ou bombardés alors qu'ils tentaient de fuir l'enfer. Il n'y avait pas à l'époque de Hezbollah, mais Israël voulait éradiquer le "terrorisme" palestinien présent au Liban et imposer un gouvernement libanais à sa solde qui termine le travail d'éradication violente.

La force d'interposition débarqua effectivement à Beyrouth, fit sortir Yasser Arafat et deux ou trois mille combattants palestiniens, s'assura de l'élection d'un président phalangiste (Bachir Gemayel) qui avait cautionné l'invasion israélienne, puis rembarqua. La suite fut un désastre : assassinat du président, entrée des troupes israéliennes à Beyrouth et massacres horribles de femmes et d'enfants palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila.

François Mitterand obtint alors le retour précipité de la FM au Liban : cette dernière assista sans broncher aux massacres du Chouf, encouragés par l'armée israélienne (10 000 victimes, 200 000 chrétiens chassés par la force de cette région). Le gouvernement américain, de son côté, encouragea le gouvernement phalangiste libanais à signer un traité inégal avec Israël, résultat ? Des attentats spectaculaires contre les troupes américaines et françaises (450 morts) en octobre 1983 et une relance sanglante jusqu'en 1990 de la guerre entre milices libanaises opposées.

Aussi bien le secrétaire général des Nations unies que la Maison Blanche ou l'Elysée auraient donc intérêt à potasser leur dossier libanais avant de proposer au gouvernement de Beyrouth de se lancer dans une nouvelle aventure. Plutôt que de reproduire les mêmes graves erreurs faites par la Syrie dans sa gestion du Liban, et donc de continuer de se mêler aussi imprudemment des affaires intérieures libanaises sans prendre en compte toutes les sensibilités politiques libanaises, les décideurs internationaux devraient d'abord établir un diagnostic clair de la situation libanaise et régionale.

Si le Hezbollah n'est qu'une émanation de la volonté de Téhéran et de Damas qui veut agresser indirectement et sans raison Israël, il est totalement aberrant dans ce cas de laisser Israël s'en prendre au Liban. Il faudrait même imposer à l'Etat hébreu qu'il s'engage à ne plus martyriser ainsi le Liban de façon récurrente et inutilement cruelle. Militairement ou par la négociation, qu'Israël ou les Etats-Unis règlent leur contentieux pour l'hégémonie régionale avec ces deux pays, mais non avec le Liban.

Si, en revanche, l'existence du Hezbollah au Liban, comme celle du Hamas en Palestine, n'est pas une simple création machiavélique de l'axe Téhéran-Damas, mais le résultat des quarante ans d'occupation par Israël de la Cisjordanie, de Gaza, de la Palestine et du Golan syrien, de vingt-deux ans d'occupation d'une large partie du sud du Liban par Israël (1978-2000) - en infraction à toute légalité internationale -, alors le traitement de la question libanaise doit être tout autre.

Le Liban, en effet, ne se gouverne pas par la force ni par la loi de la majorité. Il est une démocratie consensuelle et fragile du fait justement du contexte régional si agité, mais aussi de son régime communautaire. C'est pourquoi les décideurs internationaux seraient avisés de ne pas tenter, comme en 1982, de forcer la main au gouvernement actuel. Celui-ci est d'autant plus fragile qu'il n'est pas un gouvernement d'union nationale - même si le Hezbollah y dispose de deux ministres - et qu'il résulte d'élections menées dans des conditions peu reluisantes sous la houlette des Etats-Unis et de la France, sans même une réforme de la loi électorale réclamée par l'ensemble des Libanais.

Il faudrait aussi reconnaître la complexité des forces politiques en présence au Liban et ne pas présenter exclusivement le point de vue des factions sympathisantes de la politique américaine ou française et hostiles au Hezbollah. Il en est ainsi du général Aoun, de très loin le dirigeant le plus populaire de la communauté maronite, mais qui a disparu des médias français pour avoir refusé de se lancer dans des attitudes hostiles au Hezbollah afin de préserver l'unité des rangs et la concorde communautaire au Liban. Il en est de même de Sélim El Hoss, ancien premier ministre du Liban, issu de la communauté sunnite, et qui, aux pires moments de la guerre passée (1975-1990), a su maintenir l'unité du Liban ; celui-ci, depuis l'adoption de la résolution 1559, n'a pas arrêté de recommander aux ambassadeurs occidentaux en poste à Beyrouth de faire appliquer l'ensemble du droit onusien sur le conflit israélo-arabe afin que le Liban soit en mesure de mettre en oeuvre toutes les dispositions de la résolution 1559 sans provoquer de graves discordes internes.

La "communauté internationale" ne doit pas instrumentaliser encore plus le Liban dans la partie de bras de fer régionale actuelle et ne doit pas tenter d'exaspérer les divisions des Libanais ou d'ignorer les uns au profit des autres. Ne serait-il pas temps d'ailleurs au Proche-Orient de tenter une autre voie que la politique de la canonnière, qui a si bien caractérisé le XIXe siècle colonial et qui renaît de ses cendres aujourd'hui de façon scandaleuse.


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Avertissement: ce blog va être complètement décousu pour des raisons que j'évoquerai au fur et à mesure.

Je suis à Kaboul depuis une semaine et demie et ça fait une semaine et demie que j'ai créé ce blog. Aujourd'hui j'écris enfin un article!

Beaucoup de choses m'ont touchées depuis mon arrivée, mais aujourd'hui c'était différent...

Je voudrais juste reporter une discussion que j’ai eue avec Nazim ce matin.

Nazim est le logisticien d’AL. Il a une trentaine d’années, il est afghan et n’a jamais quitté son pays. Il est marié et père de trois enfants.

Nazim parle quelques mots d’anglais et quelques mots de français. Ca donne : « Mélanie Jon, ça va ? Tomorrow, da panjshir mérem ? Ok ? pas de problem ? » C’est très drôle. Depuis peu AL lui paye des cours d’anglais tous les soirs. Aujourd’hui, il avait un contrôle, il était un peu stressé.

Bref avec mes 3 mots de dari, on arrive à avoir des conversations qui tiennent la route. J’adore. Ce matin, Nazim m’expliquait que l’Afghanistan avait connu 25 ans de guerre. Ca faisait 25 ans que les armes étaient monnaie courante dans la rue. Depuis 5 ans, le pays se reconstruit. On a demandé aux seigneurs de guerre et à tous les afghans de redonner leurs armes. Ce que les afghans ont fait. Ils se sont reconvertis, cherchent du travail. C’est dur et beaucoup sont au chômage. Mais les américains sont là, armés, blindés. Ils parlent aux afghans avec une arme pointée sur eux. Depuis 5 ans, à Kaboul, les armes sont toujours là. Elles ont juste changé de mains.

Nazim a fini en me disant que s’il apprenait l’anglais aujourd’hui, c’était pour pouvoir m’expliquer quelle était réellement la situation en Afghanistan aujourd’hui.

J’ai hâte…


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