Quand l'hiver fait son entrée...

Publié le par Mel

Aujourd’hui, Nazim était triste. Il voulait bâtir une maison pour sa famille mais il ne peut acquérir de terrain. Comment peut-on reconstruire un pays quand construire une maison relève de l’impossible ?

J’observe Kaboul. « Je suis contente d’être ici » confie-je à Nazim. « Ma xosh astom ké inja asti » me répond-t-il. Je souris. J’aime l’Afghanistan. Kaboul est polluée, tu aimes ? Oui. La poussière ? Oui. Le trafic ? Oui. Les afghans qui se disputent pour une priorité imaginaire ? Oui. Les talibans ? Non. Nazim rit pensant avoir gagné. « Pour moi les talibans c’est pas l’Afghanistan Nazim ». Je n’ai sûrement pas raison mais il ne me contredira pas.

Aujourd’hui, l’hiver est arrivé. Sans date sur le calendrier. Kaboul a revêtu une couleur blanchâtre. Les gardes leur parka. Les plus vieux leur patou. Les fenêtres un plastique isolant (ou pas…). Les Bukharis (le chauffage centrale afghan) s'installent dans les maisons. Il fait froid. J’aime ce pays. Malgré tout.

Commenter cet article

France 14/11/2006 12:56

Coucou Mèl,
Bon courage, les mouffles et le Bonnet seront de rigueurs... Bisou polluer de Paris.