La chanson du mois

Publié le par Mel

[...]La bouche qu'on enterre
Qui ne doit que se taire
Le monde interdit pour les yeux
Sur ce corps qui s'efface
J'ai regardé en face
L'hypocrisie offerte à Dieu

Elle semblait absente
Sous sa toile de tente
Sous son camouflage aguerrie
Une infime chaînette
La retenait secrète
Prisonnière de son mari

Depuis Abu Dhabi
Elle gardait l'habit
Intégral et ne parlait pas
Mais surveillait le sol
Qui filait sous le vol
Comme une route sous les pas

Et soudain elle prit
La main de son mari
Il s'était passé quelque chose
Elle arracha le voile
Jeta la longue toile
Et je vis sa métamorphose

Les cheveux libérés
Les genoux desserés
Elle était redevenue femme
Nous venions de franchir
Les portes de l'empire
Et les barrières de sa flamme

Elle embrassa velours
Son mari son amour
Que j'avis pris pour un geôlier
J'ai vu qu'elle était libre
En fragile équilibre
Entre la chaine et le collier
J'ai vu qu'elle était belle
Au nom de toutes celles
Qui n'ont pas pu se délier

J'ai attendu attendu
Et elle est apparue
La femme évadée de son le tissu


J.C

Parce qu'on devrait tous regarder au-delà des apparences, au-delà du"tissu"...

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Sandrita 21/03/2007 10:01

c'est très beau. bravo et merci pour cette parenthèse poétique

RG 15/03/2007 15:24

Et merci qui pour l'import? :-)Au demeurant très jolie chanson qu'il faut prendre le temps d'écouter pour en apprécier toutes les subtilités.  ....Tout comme le reste de l'album d'ailleurs.

Afghaëlle 15/03/2007 10:34

trop belle... trop vrai... impossible de trouver un commentaire à la hauteur de ces paroles ! Merci à Jeanne Cheral d'avoir si bien (d)écrit ça....

Laurent 14/03/2007 23:53

Le préconçu...les idées toutes faites...l'aveuglement... c'est valable pour tout... qu'en penses tu?...