Culturellement fatiguée

Publié le par Mel

A 3 jours d’une formation, la formatrice décide qu’elle ne veut plus travailler. Les 3 semaines d’organisation, la mobilisation des professeurs du Panjshir et du ministère de l’éducation, le transport gratuit pour tout ce petit le monde, le logement, et des heures de sensibilisation pour expliquer l’importance de l’éducation, des formations… Tout ça vient de tomber à l’eau, une quasi routine ici…

 

A J-2, il s’agit donc de trouver un nouveau formateur. Opération réussie mais c’est un homme. Non être un homme n’est pas toujours à voir comme un avantage en Afghanistan. La réponse est instantanée : « Non mais ça va pas… »Une dernière tentative s’avère peu fructueuse : « Heu, il a déjà travaillé beaucoup avec beaucoup de femmes… » Mais c’est le moment ou tu arrêtes d’insister.

 

Retour à la case départ mais je pars avec pas mal de désavantages. Une femme, éduquée, qui connaît une pédagogie autre que « tu répéteras 100 fois cette phrase et tu sauras lire », le Panjshir, dormir là-bas... Alors que voilà « taliban ». Oui car en pratique, « taliban » ça donne moi, qui n’arrive pas à trouver de formateurs car personne ne veut répondre à mes appels!!!! Parfois l’Afghanistan…

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